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The Journal of Environmental Education Research and Sustainable Development

 

* Corresponding author.

  • Email address: Email : nadinebodom@gmail.com, bodo.nadine@ictuniversity.edu.cm
  • Téléphone : (+237) 671 19 00 11 /  699 56 61 66
  • Adresse : Adresse B.P : 320 Yaoundé Cameroun

DOI : 10.5281/zenodo.17237918

Reçu le 08 Juillet 25; révisé le 17 aout 25; Accepté 23 septembre 25; publié le 30 septembre 25.

© 2025 The Authors. Published by EcoClean Environment Company. This is an open access article under the CC BY 4.0 license (http://creativecommons.org/licenses/CC BY 4.0/).

 

 

Published by EcoClean Environment Company

UTILISATION DE DPSIR POUR L’ANALYSE DES ZONES D’ACTIVITES AFFECTEES PAR LA DESTRUCTION DES RESSOURCES NATURELLES : Cas du Parc National de la Kimbi-Fungom (Région du Nord-Ouest Cameroun, Département de Menchum, Boyo et Donga Mantung)

Bodo Mballa Nadine Christèle1, Tapamo Kenfack Hypolite2, Atangana Kouna Joseph Patrick3, Djeumeni Tchamabe Marcelline Yolande4, Fofiri Nzossie Eric5

 

  1. ICT University, Informatique, Yaoundé, Cameroun
  2. Université de Yaoundé 1, Informatique, Yaoundé, Cameroun
  3. Université de Yaoundé 1, Biologie et physiologie animale, Yaoundé, Cameroun
  4. Ecole Normale Supérieure, Science de l’Education, Yaoundé, Cameroun
  5. Université de Ngaoundéré, Géographie, Ngaoundéré, Cameroun

 

Abstract

Context: La gestion durable des aires protégées demeure un défi majeur en Afrique centrale, en raison de la difficulté à articuler les politiques publiques, les interventions quotidiennes des acteurs locaux et les pressions exercées sur les écosystèmes. Le Parc National de Kimbi-Fungom (PNKF), situé dans le nord-ouest du Cameroun, illustre cette complexité. Dans ce contexte, la présente étude vise à fournir des informations stratégiques pertinentes sur les dynamiques environnementales et sociales dans le PNKF et ses zones périphériques, afin d’éclairer les stratégies de conservation et d’adaptation des ressources naturelles.Méthodologie : La méthodologie a mobilisé l’approche DPSIR (Drivers, Pressures, State, Impacts, Responses), qui permet d’analyser de manière causale les interactions entre activités humaines et environnement. Deux étapes principales ont structuré la démarche : (i) l’exploitation de la littérature nationale et internationale, ainsi que l’identification des parties prenantes locales impliquées dans la conservation et la gestion des ressources naturelles ; (ii) l’application de la matrice DPSIR pour caractériser les forces motrices, les pressions exercées, l’état de l’environnement, les impacts sur les écosystèmes et les populations, ainsi que les réponses mises en œuvre ou envisageables. Résultats : Les résultats révèlent que le PNKF subit des pressions multiformes, notamment la déforestation, la transhumance, l’agriculture itinérante sur brûlis, la chasse et l’exploitation non durable des ressources en eau et en sols. Ces pressions entraînent une dégradation du couvert végétal, une fragmentation des habitats, une perte de biodiversité et une vulnérabilité accrue des populations locales face aux changements climatiques. En réponse, plusieurs initiatives émergent, telles que la promotion de l’agroforesterie, la création de forêts communautaires et la mise en place d’activités génératrices de revenus durables. Conclusion : l’approche DPSIR s’avère un outil pertinent pour dresser un diagnostic intégré du PNKF et proposer des solutions adaptées. Elle fournit une base d’aide à la décision pour le renforcement institutionnel, le suivi environnemental et l’amélioration de la gouvernance locale, dans une perspective de conciliation entre la conservation de la biodiversité et le bien-être des populations riveraines.